1
Votes
 Saillé & Aoustin, agence d'architecte dplg à Nantes

Saillé & Aoustin, agence d'architecte dplg à Nantes Jeune agence d'architectes de Nantes. Architecture dans le respect de l'environnement et contemporaine. Présentation des réalisations en images: de la maison aux bâtiments publics. Le Blog révèle nos humeurs sur l'architecture et notre profession

www.saille-et-aoustin.fr | Détails

  • Flux RSS humeurs archi-bloggantes : humeurs archi-bloggantes

  • j'ai un soucis - 11-10-2011

    j'ai un soucis avec le mot "soucis".

    Après la déferlante "au jour d'aujourd'hui" complément circonstanciel de temps pléonasmique, "juste" adverbe trop inutile ou encore "petit" adjectif infantilisant, voici le temps du soucis synonyme de problème, difficulté, préoccupation ... mais pas de soin porté à. Ramené à toute les sauces dès que l'on rencontre une difficulté, assez fréquente dans le travail d'un architecte, il m'en devient insupportable. Exemples: j'ai un soucis de compatibilité entre la composition de la colle à carrelage et la chape anhydrite. J'ai un soucis avec le retard de livraison des menuiseries. Comment faire pour ne pas entendre ce mot à tout bout de champs ? Manier la langue française !

    N'est-il pas plus simple de dire il y a incompatibilité entre la composition de la colle et la chape ... le retard de livraison des menuiseries prolonge la durée du chantier ...

    Le pire que je puisse rencontrer aujourd'hui dans une conversation serait "au jour d'aujourd'hui,en fait, j'ai juste un petit soucis avec le langage".


  • le printemps approche - 10-03-2011

    le nez se réveille à la réapparition d'odeurs florales. C'est un avis aux fumeurs qui ne sentiraient plus rien ou presque.

    pouahhhh !

    • le tabac, bien sûr en raison de la nocivité du tabac mais aussi à cause de l'imprégnation dans les vêtements et de la sensation physique piquante dans mon nez, et l'agression de fumée sur mes yeux.
    • les effluves de parfums et donc évidemment les relents des grands magasins de parfum. Même dans la rue, Je n'hésite pas à accélérer le pas ou franchement ralentir pour ne pas sentir la trainée odorante d'un "vieux beau" ou d'une "poule" trop apprêtés ...
    • l'odeur aigre du Mc Donald de la Place du Commerce même si elle me projette agréablement à Londres ou Brighton par réminiscence avec les odeurs de "fish&chips". Débordant jusque la Place Royale, cette odeur en modifie franchement le ressenti. La place ordonnancée prend un coup de vulgarité aigre peu importe le caractère chic ou ronflant des enseignes présentes.
    • le graillon de la braderie, du carnaval ou de la fête à neu-neu
    • l'huile de moteur trop chaude dans certains trop vieux bus. J'ai la nausée
    • le vin chaud du marché de Noël

    mmmmm !!! surtout

    • les platanes les jours de grandes chaleurs ou de pluie. Quand ils ont des feuilles, ils ont une odeur douceâtre, sucrée caractéristique.
    • l'eau de rivière, une odeur fade, un peu vaseuse mais pas trop. Je la préfère à l'air marin. Difficile pour moi, d'imaginer vivre dans une ville qui n'est pas traversée par une rivière.
    • l'odeur de poussière qui se lève avant l'orage

    et

    • les mimosas de la rue Piron reliant Graslin aux Quais de la Fosse
    • le "ragoût" fumé géant qui émane du Bouffay
    • le café torrifié
    • le temps neigeux
    • la ferraille en décomposition qui régnait sur le Quai Wilson lorsqu'existaient ces énormes tas. C'est grâce à ces supermarchés du recyclage à ciel ouvert et "gratuit" que moultes travaux d'art plastique des étudiants archi. regorgeaient de rouille.

    J'en oublierais parfois les gaz d'échappement.


  • De l'eau au dessous de la ceinture - 09-12-2010

    Mes propriétaires se réveillent au bout de 5 ans: vous n'avez jamais payé d'eau ! Soit faisons le bilan.

    En 1761 jours de location, j'ai consommé d'après le compteur, 148.475 mètres cubes d'eau pour tout usage domestique ci-après : hygiène corporelle, WC, vaisselle, lavage de linge, de sol, cuisine et boisson. Ne font pas partie de mon univers: les longs bains romantiques avec bougies, huiles essentielles et musique new-age, l'arrosage de pelouse, de plantes et le lavage de voiture.

    Au final donc une consommation de 30.80 mètres cubes à l'année, ou 84,3 litres par jour. C'est "énorme" ?! 56.2 bouteilles de 1.5litre d'eau minérale ?! C'est du boulot de les ramener tous les jours depuis Monoprix ou du puits.

    Et bien non ! Pas par rapport à la moyenne estimée en Pays-de-la-Loire en 2008 dont voici un lien récapitulant toutes les régions françaises en 2008: (http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf_eau2010consommation.pdf),

    ma consommation d'eau journalière est 42% inférieure à la moyenne de la région (138 litres/hab/jour). Je vais quand même mettre une brique dans le réservoir de la châsse d'eau des WC non équipé du double débit, un vieux truc de Sioux pour brider le mécanisme avec flotteur régulant le volume d'eau dans le réservoir.

    Pour me faire une image mentale, ces 30.8 mètres cubes que j'ai consommés à l'année, remplissent 32% du volume de mon appartement, soit de l'eau à une hauteur de 88 centimètres, juste au dessous de ma ceinture (pas mal de réflexion pour en arriver là !)

    Et vous ?

    Pour les nuls, 1 mètre cube = 1000 litres d'eau puisqu'il a été décidé qu'un décimètre cube (10*10*10cm) ferait un litre d'eau puis 1 kilo (d'eau la référence de densité).


  • taxe professionnelle - 13-11-2010

    la taxe professionnelle a été supprimée depuis le 1er janvier 2010

    pour être remplacée par la contribution territoriale des entreprises (CFE) grosso modo plus élevée que la taxe professionnelle.

    La suppression de la taxe professionnelle n'était pas une réduction des charges fiscales mais un effet d'annonce et un "déplacement" sur un autre nom. I il ne faut pas chercher plus loin, rien à changer en terme de charges fiscales. La taxe professionnelle revenait aux communes, maintenant qui "encaisse" la CFE ?

    La suite au prochain épisode.


  • toto critique - 08-11-2010

    du but de notre site internet et de l'usage qu'il en est fait, de questions qui en découlent

    Notre site internet contient des pages qui montrent clairement notre manière de fonctionner concernant les honoraires, concernant le rôle et l'importance que nous accordons à chaque phase du projet, la manière dont nous envisageons aussi l'architecture et le rapport au maître d'ouvrage. Il semble que ce travail de réflexion mis à disposition du public n'atteigne pas son but qui est celui-ci:
    Après nous avoir "trouvé" sur internet, scruté et fouillé notre site, les maîtres d'ouvrage qui nous contactent, comprennent et acceptent notre démarche de travail, notre attitude et ce qui en découle (en terme d'honoraires), pour le moins en acceptent la sensibilité et cherchent à mieux la comprendre.

    Au vu des contacts que nous recevons, il y a de sacrés erreurs d'aiguillage dues au zapping internet. On nous trouve sur internet merci google, le site est survolé: les réalisations, 111 maisons (qui n'est qu'un ensemble de projets virtuels), etc, parfois une page de tutorial pour les nuls.

    Nous avions, sans doutes, imaginé naïvement que le choix d'un architecte suivant sa démarche, sa pensée, était pris plus au sérieux que le fait d'être architecte diplômé, les belles images ou les promotions pour prestations gratuites (dumping au demeurant peu encouragé par l'Ordre des Architectes, lui-même) !

    Heureusement, nous avons des contre-exemples et de belles aventures !


    Nous comprenons le désarroi d'un "client" qui recherche un architecte. Cette profession est à la fois sacralisée, enveloppée d'une trop vieille aura artistique et dépensière mais aussi une profession peu "visible", juchée dans ce qui semble être des tours d'ivoire mystérieuses et cachées ! A cela, la démocratisation d'internet et les sites d'agences d'architecture apportent la possibilité d'une information sans pousser la porte intimidante du "temple".

    Mais après ça, à quelles "filtres" de séduction succombe un maître d'ouvrage, un client qui ne nous connaît pas ? les bâtiments déjà réalisés, les belles images virtuelles de projets non-réalisés? le mensonge par omission ? le discours commercial et la gratuité ? la disponibilité le soir, les week-end ? le discours intellectuel ?

    Bref, comment faire confiance suite à une seule entrevue, comment signer un contrat sans savoir de quoi l'architecte est capable pour vous concrètement ?

    Difficile, n'est-ce pas de choisir une attitude, une pensée plutôt qu'un produit formaté sous cellophane.

    Mais du côté de l'architecte pourquoi remettre "gratuitement" ce qui est l'objet de son travail : la réflexion, la prestation intellectuelle. Nous ne parlons pas ici d'une "étude" façon constructeur de pavillon grâce à un modèle préexistant, nous parlons d'un prototype. Serions-nous prétentieux en disant que notre métier est complexe, prend un certain temps et qu'il doit être reconnu comme travail à rémunérer même (et surtout pour nous) au stade de l'esquisse ?

    Quel est le juste milieux pour que chacun y retrouve son compte sans pour l'un l'angoisse du mauvais choix, sans pour l'autre le travail récurrent en pure perte ?


  • calcul mental - 08-11-2010

    hypothèse de travail d'un maître d'ouvrage qui nous contacte aujourd'hui-même:

    350 000 ?TTC de budget travaux, pas mal !!!
    performance thermique BBC (ratio de surface Shon=1.18 Surface habitable), bonne idée !
    200m² habitables, ça devrait aller !
    compris revêtement de sol, finitions murs plafonds, aménagement de salle de bain

    + 45m² garage double, ah ...
    + 15m² cellier, ah, aussi ?
    non compris aménagement cuisiniste, cheminée, traitement paysager de la parcelle, ouf !!!
    + 70m² bâtiment clos-couvert pour piscine, oupss !!!
    d'après un autre cabinet d'architecte consulté, le bâtiment de la piscine serait constructible pour 900?TTC/m² comprenant clos-couvert, fosse maçonnée de la piscine. Nous émettons déjà un doute sur ce point.

    ratio de prix déduit au m² de SHON construit = (350000-(900*70)/ (200*1.18)=1250 ?TTC/m² pour la maison et le garage

    conclusion: le projet avec ces hypothèses n'est pas faisable, la piscine et son local sont en trop. Voilà pour le calcul mental du projet

    Autre calcul mental mais cette fois du maître d'ouvrage, Lorsque nous annonçons que nous demanderons des honoraires pour une esquisse, le ton de voix change, cette prestation ne semble pas être considérée comme un travail qu'il faut rémunérer avant d'avoir fait son choix sur image.
    Il va plutôt essayer d'obtenir gratuitement le plus "d'images-produits" possibles qu'il choisira comme sur catalogue chez un constructeur de pavillons mais en consultant moultes agences qui élaboreront un projet-prototype après un RDV de 3 heures. Il semble qu'actuellement l'esquisse gratuite soit, pour les architectes, le geste commercial minimum pour obtenir une signature de contrat

    Une esquisse peut-elle être très sérieuse si elle n'est pas rémunérée ?
    Les architectes créant à chaque fois des prototypes, doivent-ils se soumettre à cette pratique de constructeur de pavillons qui fonctionnent avec des plans modèles sur catalogues (donc avec beaucoup moins de travail de réflexion à fournir) ?
    Combien de temps imaginez-vous qu'un architecte travaille pour une prestation gratuite ? 2, 3 jours ?
    Est-ce suffisant pour un projet valable jusque la réception des devis d'entreprises ?
    C'est suffisant pour une image qui vous séduira mais ensuite ....

    Avec cette demande (en particulier BBC + piscine) et ce budget, rémunéré ou pas, l'architecte devra mentir au maître d'ouvrage pour affirmer que c'est faisable et décroché le contrat. Plus tard, après signature, il annoncera petit à petit les impossibilités ... Nous ne savons pas faire cela.

    Une autre possibilité est qu'il propose une esquisse répondant à la demande mais en l'accompagnant du budget adéquat. Et là, le maître d'ouvrage, il fait quoi en voyant le budget multiplié par 125 voire 150% ? C'est une vieille pratique qui a construit la "réputation" dépensière et irréaliste des architectes.

    Dernière possibilité, l'architecte propose un projet en adéquation avec le budget. Pour notre cas d'étude, la piscine et son local disparaîtraient. Mais là, il faut plusieurs RDV pour faire passer la pilule.

    A quel moment commence un projet d'architecture ? A quel moment, le maître d'ouvrage sent, pense qu'il doit payer l'architecte ? A la livraison de la maison ? Le travail de l'architecte pris en charge par la sécurité sociale, c'est la solution.

    Nous ne pensons pas que ce maître d'ouvrage nous rappelle même s'il dit qu'il discutera de notre proposition avec son ami(e). C'est peut-être mieux ainsi ...


  • du "vivre ensemble" en ville - 12-07-2010

    nous remercions chaleureusement l'équipe de France de football.

    En effet, grâce à la contre-performance de l'équipe, nous avons pu jouir des terrasses de café dans une relative tranquillité. allez, sans rancune.


  • "La tour sans faim", vraie indigestion - 06-07-2010

    Le record homologué au Guiness Book penche du coté qu'il va tomber. Lorsque des architectes, des cuisiniers et un ancien ministre (secrétaire d'état, en fait), font un projet ensemble qui va en manger ?

    inauguré à la cité de l'architecture à Paris. le projet de cette tour devait "concilier cuisine et architecture dans une performance de la verticalité", excusez du peu. Imaginez une tour de plus de 7m constituée de briques de gateaux entassé bêtement comme on fait un Lego. C'est pourtant pas de la blague.

    Il n'a pas fallu longtemps pour qu'une pétition voit le jour, pour essayer de stopper la bêtise sans fin. un-record-d-imbecilite-a-la-Cite-de-l-Architecture--petition

    Puis patatra, pas de bol, la chaleur à fait vaciller la belle, c'est bête... Elle penchait trop, il a fallu démonter la tonne de gâteau. Le Moniteur en a même fait un article. la-tour-sans-faim-s-ecroule-en-raison-de-la-chaleur

    Bon appétit !


  • la thermique, n'en faîtes pas une indigestion ! - 08-06-2010

    Nous ferons des maisons, des bâtiments BBC, passifs, à énergie positive parce que nous pensons que cela va dans l'intérêt général mais aussi parce que cela va devenir obligatoire et que nous ne pourrons continuer à exercer autrement ... Voilà c'est dit.

    Toutefois

    Réchauffement climatique avéré, épuisement prévisible des énergies fossiles et des matières premières, sauvegarde de la biodiversité dominent actuellement les préoccupations planétaires, du moins des sociétés occidentales. Dans le brouhaha médiatique et publicitaire, nous observons une focale sur l'énergie, sur les émissions de CO² . A l'échelle de la planète, le bâtiment semble en être le plus grand responsable. En particulier, les dépenses énergétiques de chauffage et climatisation sont montrées du doigt.

    En France, le développement durable est inscrit dans les lois. Après l'intégration dans le paysage, la grande question précédente de l'Architecture qui déboucha en France sur l'article 11 "aspect des constructions" des POS et PLU et le volet paysager du PC, le nouveau dada préféré des maîtres d'ouvrage, c'est plus précisément la thermique.

    La question des déperditions thermiques qui, du point de vue énergétique, ne concerne pourtant que la durée d'utilisation du bâtiment, est devenue tellement centrale qu'elle monopolise presque tous les discours, toutes les questions, toutes les exigences. J'ai le sentiment d'être uniquement interrogé sur l'inertie thermique, les différents modes d'isolation, de chauffage et la quincaillerie électrique. Au final, ces préoccupations bien que légitimes (ou légitimées par le discours dominant) centrent la question de l'Architecture sur des questions technologiques. Si notre profession doit évoluer avec les tendances, en ce moment, il semble que nous devions devenir des prescripteurs de matériel, ça devrait suffir.Le Corbusier parlait de « machine à habiter » en questionnant les modes de vie, maintenant « la machine à habiter » semble plutôt être la « machine habitée » tant les industriels veulent la farcir de technologie pour notre plus grand bien(-être).


    Ces préoccupations amènent des réponses sur un aspect de la conception d'un bâtiment, mais ça ne fait pas toute l'Architecture. Parler de rapport dedans-dehors, de cadrage de vues, d'ambiances, de lumière, de textures, de sons, de plaisir d'habiter, ... devraient rester au coeur des échanges sur le projet.

    Comme l'intégration au paysage, nous espérons que la thermique reprendra un statut plus « modeste », retrouvera une plus « juste » place dans le discours concernant l'Architecture. Je dis bien dans le discours et non pas dans les réponses apportées. Légalement, il faudra bientôt y répondre, un point c'est tout, annulant ainsi tout discours critique. Alors peut-être, pourra-t-on recentrer la recherche architecturale sur les relations spatiales entre éléments de programme, les usages, l'invention de son mode de vie, lesquels sont des domaines non quantifiables mais qualifiables ...

    Encore faut-il que les échanges sur l'Architecture avec le client ne restent pas une discussion sur la « Construction », vu que pour un maître d'ouvrage se questionner sur ses propres usages, ses propres aprioris esthétiques et sociaux reste difficile et que par contre s'intéresser à la technologie issue des sciences mesurables rassure.

    Quand enfin la thermique sera digérée, est-ce que la Domotique va retenter un retour en force, va-t-elle profiter d'une demande de gestion du confort thermique en temps réel pour s'imposer légalement et plus largement dans les usages ?

    Y a-t-il encore des gens pour penser que le coût de la construction va baisser avec ces nouvelles obligations de performances thermiques ou technologiques qui nécessitent du matériel et des matériaux supplémentaires ?


  • humour caustique - 08-06-2010

    Deux exemples de bâtiments à énergie positive:

    les centrales électriques nucléaires

    les centrales électriques thermiques

    sont-elle éco-responsables pour autant ?


  • [[2G + CuS + Bua + SuPa(ChDSb) + nCh + (n-1)Se + Bur]* FLAC] + J - 03-06-2010

    C'est la mise en équation du programme type de la maison individuelle que les maîtres d'ouvrage nous proposent quasi-systématiquement.

    2G = garage double dont une partie sera le domaine de monsieur et un espace de rangement puisque le grenier a disparu des maisons.

    CuS = Cuisine aménagée ouverte sur Séjour soit une grande salle de vie commune, une innovation pour certains, à notre avis plutôt un retour à la vie "familliale" autour de la cheminée.

    Bua = buanderie, le domaine de madame, qui servira d'arrière-cuisine, de cellier si elle est desservie par la cuisine.

    SuPa = la "Suite Parentale" contenant la chambre Ch, le dressing D et la salle de bain Sb avec la baignoire, voire l'équipement de pseudo-thalassothérapie.

    Ch = chambres supplémentaires, une chambre par enfant et une chambre d'ami qui détermine donc le nombre (n)

    Se = salle d'eau, leur nombre dépend du nombre de chambres hors celle des parents, il est généralement demandé une Se pour la première chambre d'enfant, puis (n-1) salle d'eau pour (n) chambres.

    Bur = un bureau puisque le meuble secrétaire ne suffit plus.

    FLAC = fonctionnel, lumineux, accueillant, chaleureux

    J = jardin qui entoure le pavillon (absence de mitoyenneté préféré). Il serait bien de le faire "aménager" par un "paysagiste" - entendez un planteur un "horticulteur" plus ou moins doué question spacialisation mais qui proposera moultes plantes variées -

    Quelques nouveautés apparaissent, ce sont les nouvelles options d'un occidental way of life:

    HC = home cinéma vu qu'il devient déraisonnable de payer un place de cinéma pour voir un film d'action américain et que les équipements dolby-surround ont la même efficacité d'abrutissement (physique).

    PSc = la piscine, le premier élément de programme qui saute par manque de budget.

    ENR = énergie renouvelable, qu'il est bon qu'elle soit électrique pour pouvoir revendre ses KWh à EdF 3 fois plus cher qu'on ne les lui paye, en pensant que l'on augmente ainsi ses revenus ...

    C'est avec beaucoup d'optimisme et d'assurance que certains maîtres d'ouvrage viennent nous voir avec ce type de programme hôtel avec piscine à 170m² de surface habitable (environ 200m² de shon hors piscine), pensant que leur budget de 300 000 euros TTC, honoraires compris, suffit amplement.

    Mais souvent ça fait FLOP: Forcé de Limiter Obligatoirement le Programme ! Les plus raisonnables comprennent, ceux qui ont l'impression que nous leur mentons, tentent la même expérience avec un autre architecte ...


  • le système judiciaire peut-il oeuvrer pour la qualité architecturale ? - 21-04-2010

    Soit une ville moyenne, Angers par exemple, les avocats spécialisés dans les litiges liés à la construction ne sont pas légion. Soit un corps d'état plutôt en perte de savoir-faire: la maçonnerie par exemple. Vous obtenez un nombre d'affaires litigieuses supérieures au nombre d'avocats disponibles,

    Il y a en général 3 parties en présence dont il faut défendre les "intérêts": maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, entreprise. Il en résulte une situation qui nous amène à penser que les avocats sont schizophrènes, à tout le moins ont la capacité de dédoublement de la personnalité.
    En effet, missionné par un maître d'ouvrage, un avocat peut être amené à attaquer une entreprise, et simultanément, dans une autre affaire, il peut défendre cette même entreprise. Pour corser le tout, cet avocat peut aussi et régulièrement être missionné par la Mutuelle des Architectes Français ...

    Au fur et à mesure des affaires, une entreprise régulièrement défaillante est connue comme le loup blanc au Palais, qu'est-ce qui peut donc motiver un avocat à défendre cette entreprise qu'il a probablement réussie à faire condamner pour des motifs similaires dans une affaire précédente ?

    Nous nous demandons quelle est la spécificité mentale des avocats pour réussir à concilier cette "contradiction".

    Pour entrevoir un début de réponse à la question en titre, dans les couloirs du Palais où intérêt général et intérêt privé se mélangent, il est vrai que sans malfaçon moins de litiges, donc moins besoin d'experts techniques, moins besoin d'avocats, c'est le boulot qui fout le camps ... Les experts et les avocats ont-ils intérêt à ce que le buziness disparaisse, que les entreprises incompétentes disparaissent ?


  • 1 decroissance! s'il vous plait - 02-02-2010
    • Garçon, s'il vous plaît ! Je voudrais un café-crème avec de-croissance.
    • je m'excuse, monsieur, on n'a plus de-croissance.
    • Ah ! Ben, ça ne fait rien. Vous allez me donner tout simplement un café alors, un petit café, avec de-croissance.
    • Mais...
    • Mais... je me suis mal exprimé. je viens de vous dire que nous n'avons plus de de-croissance. On s'est laissé surprendre, ce matin, et on n'a plus du tout de de-croissance.
    • Ah ! Ça change tout, alors là . Ça change tout ! Tenez, je vais prendre autre chose alors. Donnez-moi un verre de lait. Vous avez du lait ? Eh bien, donnez-moi un verre de lait, alors, avec de-croissance.
    • je viens de vous dire que nous n'avions plus de de-croissance ! Des brioches, oui, mais de-croissance, non. C'est terminé la de-croissance...
    • Faut pas vous énerver pour ça! Mais ça fait rien ! Écoutez, je vous félicite de votre conscience professionnelle... je prendrai autre chose, n'importe quoi : je suis pas le client embêtant, moi je prendrai ce que vous voulez, je peux pas mieux vous dire : je sais pas moi, du thé, du chocolat au lait... Vous avez du thé ? Donnez-moi une petite tasse de thé, alors, avec de-croissance.
    • (un client) : Mais dites donc, vous en avez pour longtemps à embêter ce garçon, vous, là ?
    • Hein?
    • (un client) : Ça fait dix minutes que je vous observe depuis le début. Qu'est-ce qui vous prend d'embêter un garçon pendant son travail ?
    • je vous connais pas, vous ! je suis client, hein ? J'ai bien le droit de commander ce que je veux, moi ! je m'occupe pas de ce que vous commandez, vous ! Un client il a le droit...
    • (un client) : Ah ! Vous êtes client ! Moi aussi je suis client. Taisez-vous, monsieur. Vous devriez avoir honte d'embêter un garçon pendant son travail. Taisez-vous.
    • (le client se tourne vers le garçon) : Laissez-moi vous dire que vous avez de la patience. Parce que moi, garçon, si j'avais été à votre place, il y a longtemps que j'aurais pris les de-croissance et que je les lui aurais foutus sur la gueule.


    http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/1/3/4011222236319.jpg

    Tout le monde aura reconnu le sketch de Fernand Raynaud "les croissants"
    30 secondes des croissants sur MusicMe

    bien à vous durant ces mois d'hiver.


  • un tarmac à tout prix - 10-11-2009

    Prologue : Vous rêvez d'une vie à la campagne mais vous ne vous déplacez qu'en avion de tourisme. Difficile pour vous de trouver le terrain qui concilie la campagne et la proximité d'une piste d'atterrissage ? Détrompez-vous !

    La France métropolitaine est couverte d'aérodromes et autres héliports de campagne. Il existe hors base militaire, 420 lieux où atterrir (compris Orly-Charles Degaulle) soit environ 4,5 lieux par département. Voici l'histoire de l'un d'entre eux.

    Acte 1, l'optimisme: Aux confins du Morbihan, dans un triangle Le Faouët-Gourin-Scaër, Guiscriff, petit village paisible et rural possède son aérodrome dont l'histoire débute dans les années 60 (http://www.aerodrome-bretagne.com). sous un mode de gestion associatif loi 1901.

    Acte 2, la routine: 50 ans et quelques chocs pétroliers plus tard, l'optimisme des 30 glorieuses est un peu retombé. « Privé », l'aérodrome peu rentable, n'aurait probablement pas perduré. Le bébé est recueilli et nourri d'abord par la commune puis par un syndicat intercommunal à vocation unique. L'aérodrome fonctionne toujours avec sa piste de 1500m, mais il n'accueille finalement que de l'aviation de loisirs: ULM, baptême de l'air, virée touristique en coucou, parachutisme ... Bref une installation et un fonctionnement probablement coûteux pour une communauté de commune. Heureusement, les collectivités territoriales s'encombrent, pour la gloire, de fardeaux que les privés ne veulent plus gérés parce que non « rentables ».

    Aparté- je me demande quel est « l'intérêt public général » derrière 4,5 aérodromes par département. George Pernaud devrait peut-être y mettre son nez, question « dépenses publiques aberrantes ». Ah non, ça remet en cause le mode de vie de la jet set qui nourrit généralement l'autre partie de son émission, émission qui d'un côté dénonce les ratés de l'administration publique et les dépenses publiques « inutiles » et de l'autre glorifie le luxe, l'argent jeté par les fenêtres des nouveaux riches. fin de l'aparté.

    Acte 3, le rebondissement: A Guiscriff, un promoteur arrive avec un projet sous le bras, un projet « gagnant-gagnant ».Viendez donc habiter un pavillon luxe avec hangar pour vot'z'avion à proximité de la piste. L'équivalent existe aux sables d'Olonne, à Luçon. Ne riez pas, c'est sérieux. Et hop, le SIVU récupère de l'argent des nouveaux-habitants qui viendront du monde entier jouir d'un cadre de vie idyllique et protégé. En un tire d'aile de coucou à moteur, et les voilà aux Glaneries Farfouillettes de Brest ou de Lorient. L'aérodrome retrouve un nouveau souffle, un nouveau dynamisme, une nouvelle énergie. Welcome in Guiscriff, a new way of life. Le fantasme de la vie à l'occidentale d'un film d'anticipation est sauvé.

    Dénouement: une zone humide aura raison du projet. plouf !!

    Epilogue: Saletés de marécages nauséeux déclarés insalubres au XIXème siècle, comment voulez-vous que notre développement dure si la moindre boue inculte nous entrave le chemin du bonheur ?

    LOL (à l'attention des jeunes qui comprennent plus la langue SMS que l'ironie).

    PS: l'aérodrôme perdure aussi grâce à une certaine jetset nationale venant en avion privé, passer quelque partie fine dans une boîte de nuit renommée proche de là (sur la commune de LAZ) ...le Centre-Bretagne recèle quelques surprises, les connaisseurs savent de quoi nous parlons.


  • les architectes volent les ingénieurs ? - 02-11-2009

    La crise passe toujours par des règlements de comptes dans les chaumières... Le CICF ( regroupement de syndicats ingénierie et conseil) lache une première salve. Le syndicat de l'architecture répond : " LES ARCHITECTES NE SONT PAS DES VOLEURS"...

    Je me demande si cette gueguerre va prendre ... lire cet article d'actualité du moniteur.fr écrit par Patrick Colombier du syndicat des architectes : les architectes ne sont pas des voleurs. . Il s'agit d'une lettre de réponse à un autre article du moniteur.fr : Maîtrise d?oeuvre et conseil : la CICF lance une opération vérité sur les prix

    A vrai dire, Je pense que la méthode du CICF (je tire dans le dos et je l'écris dans le journal) cache quelque chose...
    Sans doute une volonté de secouer ce qui reste du modèle, d'agrandir la brèche afin de le déconstruire tout à fait. Cela fait de nombreuses années que les BE (bureau d'études en bâtiment) souhaitent avoir les coudées franches sur la maitrise d'?uvre.
    Il se trouve que la LOI de 1977, qui impose d'avoir recours à un architecte pour chapeauter la conception d'un bâtiment dès lors qu'il ne s'agit pas d'une petite maison, ne donne pas la possibilité aux BE d'être seuls en piste face à un maitre d'ouvrage. Lisez: seuls à récuprérer la totalité des honoraires... (on pourrait donc évoquer ici, comme exemple assez semblable, les affres des PPP montés par l'état (les archis ne sont alors que des sous-traitants).
    Les syndicats de BE visent à peu prês tous à évincer, à terme, les archis. Position, bien entendu, non avouée. Et non-avouable.
    Non-avouable, entre autre, car le fait de passer d'une position de retrait, ou seules les heures de travail sont décomptées, à la position de représentation (celle du mandataire) avec quête de la satisfaction du client (le maitre d'ouvrage) n'est pas aussi rentable en terme de temps et donc d'argent.

    Pourtant, ne sous-estimons pas les ténors des BE qui, en position de force, arriveront bien à récupérer auprès de leurs sous-traitants les parts de rentabilité perdues en réunions multiples avec le client
    Et dans cette guerre larvée avec les BE (ou leur représentants ?), Je n'ai pas envie de vous parler de leur position d'attentisme de nouvelles affaires, des retards sur les délais d'études des BE, de leur disparition des chantiers, des erreurs cumulées sur les dossiers, des mises en retrait systématique en cas de problèmes administratifs avec la Maîtrise d'ouvrage, car cela mériterait bien 1 ou 2 posts à part entière pour l'évoquer seulement

    En vrai , la position du CICF me dégoute tout autant que le manque d'énergie de la profession d'archi à défendre ses honoraires. Si seulement cette guerre pouvait armer et organiser les rangs des archis...

    st


  • archi pas chère ? WHOUAF ! - 20-09-2009

    Grosse tendance actuelle : le LOWCOST en architecture valorisée "durable". La fameuse "ARCHI-PAS-CHERE"
    D'après nous, c'est un mensonge organisé. Relayé sans critique par les médias, ingéré et somatisé directement par tous les crédules volontaires. Nous pensons que l'architecture dite durable grâce aux technologies est chère ! Des preuves ?

    Voici deux références qui sont citées par nos clients : une maison solaire LOWCOST et l'extension bois en couverture du livre "archi pas chère" N°3

    Sans peur de la honte et avec une certaine fierté, des architectes (désolé confrères fumeux) et des médias EMBEDDED ( journalistes embarqués par les belligérants eux-même, aillant de fait des intérêts partagés ) nous servent très souvent des inepties sur le prix de revient de l'architecture.

    archi-pas-chère ? Pas celle-ci en tout cas... Ce type de proposition ne résistent pas à l'analyse journalistique (même de 5 minutes). lorsque l'on fait la lecture des textes et la comparaison avec le photos montrées comme preuve, nous notons toujours l'un de ces mensonges (voire tous avec mesure (sic)) :

    • date de travaux avant l'envolée des prix
    • budget indiqué hors taxe
    • budget hors réalisation par le propriétaire
    • indication d'un budget faible mais valable uniquement pour une petite partie du projet, (voir couverture de "archi-pas-chère)
    • certains lots non comptés mais photographié ou décrits dans le texte (géothermie, paysage, abords...)
    • matériaux ne respectant pas les normes
    • matériaux qui ne tiendront pas 10ans (donc posés, soit par le proprio, soit par une entreprise inconsciente)
    • pas de prix (dites vous bien que dans ce cas, il est toujours indécent)

    Vous ne me croyez pas ?
    Peut nous importe ! la seule qestion qui subsiste pour nous , c'est celle du risque que ce mensonge organisé sous papier glacé ne déserve encore plus l'architecture.

    Le rutilant doit se payer, il a le prix qu'il doit. Pourquoi faire croire qu'il est moins cher. Les solutions sobres en matos sont forcement moins photogéniques pour les magazines. Dommage. l'homme préfère ce qui brille et le naturel lui parait triste. En architecture aussi...


  • du "vivre ensemble", la nuit. - 28-07-2009

    mardi 28 juillet, 2h30 du matin, une "fin de soirée" débute dans un appartement de la rue. quelque part en effet pas très loin de chez moi, retentit un chant accompagné au piano fortissimo, puis 2, puis 3 puis enchainent d'autres morceaux de musique, cette fois depuis une chaîne hifi dont les sons franchissent allègrement les limites de l'appartement d'origine.

    A 3h10, pas moins de musique. Ca paraît surréaliste cette "fête" qui a débute à 2h30 du matin alors que jusque là il n'y avait rien ... Des gens sont rentrés chez eux, ont ouvert leurs fenêtres par cette tiède nuit, et poursuivent la soirée qu'ils ont débutée ailleurs. Ils profitent de la vie quoi !

    C'est la deuxième ou troisième fois depuis janvier qu'à une heure similaire, ces habitants-là "mettent le feu" à cette heure-là. La première fois, je me suis écrasé, la deuxième fois, quelqu'un a manifesté son désaccord et a eu momentanément gain de cause. Cette nuit, je me lance. Je dois jeter deux cailloux aux vitrages de cet appartement au deuxième étage avant que quelqu'un ne m'aperçoive. J'ai eu face à moi trois réactions différentes quand je demande à ce que la musique cesse.

    1- un homme qui me dit j'arrête tout de suite et s'exécute.

    2- une femme qui, colérique, me dit très sérieusement: un peu de respect pour les gens qui sont en vacances. Ce n'est pas parce que tu n'es pas en vacance que tu dois faire chier ce qui en ont. nota: je n'ai pas dit que je voulais dormir parce que je travaillais.

    3- enfin, un homme qui m'a d'abord craché dessus et qui, sans plus de formalité, voulait descendre me casser la gueule.

    La réaction du premier homme est celle qui me semble la plus adéquate en milieu urbain, à cette heure, celle du second homme est celle d'une brute animale titillée par la testostérone ou d'un fusil mitrailleur qui tire dans le tas, décharge son adrénaline puis contemple après coup ses victimes avec un certain contentement. Celle de la femme m'a bluffé, je suis resté sans voix, sans arguments: je devais respecter "les gens en vacances". Je l'ai traitée de "bourgeoise capricieuse qui ne pense qu'à sa pomme" , elle m'a traité de "bobo". Question insultes cela a été très soft des 2 côtés, échanges vifs mais cordiaux sans gros gros mots.

    J'ai décliné l'invitation à venir discuter sur le fait que je refusais qu'ils écoutent fort de la musique à 3 heures du matin toutes fenêtres ouvertes. D'une part parce que je ne vois pas là question à discuter, à négocier, d'autre parce que là-haut m'attendais une brute qui négocie à coups de poing et enfin parce je ne vois pas pourquoi quiconque devrait justifier la demande d'un certain calme à 3 heures du matin. Je suis rentré un brin énervé.

    Suis-je à ce point stupide, coincé, "petit bourgeois provincial" pour ne pas imaginer que je suis libre de faire du bruit à réveiller un mort à n'importe quelle heure, n'importe où ? Oui, ça doit être ça, je n'ai pas intégré le fait qu'actuellement nous pourrions faire ce que nous voulons, et pas seulement du bruit, jusqu'à ce qu'un autre vienne nous dire que nous exagérons - rouler à contre sens sur l'autoroute par défi, par exemple, c'est fun. C'est un des bénéfices de notre société qui décrète que tout est négociable, tout le temps. Je suis vieux jeu en m'autocensurant par empathie pour les autres.

    A "La liberté des uns s'arrète où commencent celles des autres", il faut apparemment aujourd'hui rajouter "Ma liberté s'arrète quand une autre personne libre me fonce dedans, avant cela aucun sentiment intérieur ne doit m'arréter - et surtout pas des règles partagées et limitatives d'un quelconque vivre ensemble" ou bien encore "je fonce aveuglément jusqu'à ce que je rencontre cette limite: quelqu'un qui ne me laisse pas faire et m'affronte" - ce qui autorise encore le dépassement de la limite, en effet il suffit d'écraser l'autre".

    sur ce, bonnes vacances car moi aussi MADEMOISELLE j'ai des vacances !!


  • synthèse sur la situation de l'architecture (selon Louis Paillard) - 10-07-2009

    En dehors du fait que le métier d?architecte comporte de multiples tracasseries administratives, techniques, réglementaires, financières, économiques, juridiques, voire judiciaires, l?architecture reste un formidable moyen d?expression pour celui ou celle qui s?empare de cette opportunité. Ainsi s?exprime l?architecte Louis Paillard dans le cadre de son exposition à Paris (Galerie d?Architecture). Avec sa devise : « No risk no fun ! », il déplore cependant un programme souvent banal déterminé par ceux qui « jonglent entre les surfaces et espaces à combiner, le tout pour un budget la plupart du temps rédigé en fin de repas sur un coin de nappe pour quelques édiles chauffés au vin de terroir » ;. L?architecture, puisqu?il s?agit de cela à la fin, ne fait-elle généralement pas figure de cinquième roue du carrosse ? Et reproduit trop souvent des typologies préformées alors qu?elle découle d?une demande par essence toujours singulière... in archi-news, juillet 2009


  • urbanisme simplifé ou nanisme de la pensée ? - 25-06-2009

    Un décret vient de tomber. Il doit appliquer la loi d'accélération des programmes de construction et d'investissement publics et privés (LAPCIPP) ( loi votée tranquillement le 20 juin 2009 ). Le décret indique pour quelles modifications autorisées il va être possible de revoir les PLU d'une manière plus facile et simplifiée. Très bien, mais lorsque l'on y regarde de plus près, l'étalement urbain ne sera sans doute pas encore stoppé cette fois-ci...

    Voici la liste des modifications des PLU qui permettent la mise en route de la "procédure de modification simplifiée" des PLU:

    1 - Rectifier une erreur matérielle

    ok pas de problème

    2- Augmenter de 20 % (maxi), le CES (coefficient d'emprise au sol), le COS (coefficient d'occupation des sols) ou la hauteur maximale des constructions, dans le cas d'extension des constructions existantes.

    ok, ça va dans le sens de la densité. Mais qu'en est-il de la libération des coefficients demandée par la loi SRU ? il faudrait libérer les CES (les COS étaient interdits par la loi SRU) pour ne garder que le respect obligatoire des masques au soleil inscrits dans le code de l'urbanisme ou bien adjoindre un plafond d'imperméabilisation des sols. Laissons les spécialistes construire notre cadre de vie. Il va falloir, pour y arriver, virer les maîtres d'?uvre de base qui ne connaissent rien à cette notion. Virons aussi les géomètres qui ne connaissent rien à l'aménagement des lotissements pavillonnaires durables. Virons tous ceux qui utilisent des formules traditionnelles incompatibles avec une libération des droits à bâtir et surtout incompatibles avec un cadre de vie correct : l'air, le soleil, la vue, l'usage,...

    3- Diminuer les obligations de recul sur toutes les limites

    ok, pour la densité. Mais comment obliger les constructeurs à se creuser la tête pour mettre en ?uvre des solutions viables ? solution : formation au cadre de vie de tous les métiers qui conçoivent, ou bien encadrement par un architecte, un paysagiste, un urbaniste...

    4- Diminuer, dans la limite de 20 %, la superficie minimale des terrains constructibles

    okn mais à une condition ! que les zones du PLU qui le permettent soient déjà des zones constructibles. Il faut savoir qu' historiquement, il existait des zones non constructibles et non aménageables qui devenaient constructibles à partir d'une certaine taille de terrain. l'étalement urbain des communes rurales proches des grandes villes s'est nourri de ça très largement et a nourri des propriétaires terriens qui pensaient avant tout au gain financier que représentaient ces ventes et pas du tout au coût collectif pour desservir les terrains lotis.

    5- Supprimer les règles qui interdisent les systèmes de production individuel d'énergie renouvelable, l'utilisation en façade de tout matériau renouvelable (bois,...) ou la pose de toitures végétalisées

    ok très bien, mais ce décret n'oblige pas les communes à supprimer ces articles, généralement l'article 11 où certains matériaux (parfois le bois !!) et systèmes de production d'énergie renouvelable sont "condamnés" pour crime lèse-esthétique! il faudrait donc une loi pour interdire dans les PLU tous les articles limitant les systèmes durables (énergies, matériaux, recyclage)

    6- Supprimer un ou plusieurs emplacements réservés ou réduire leur emprise.

    Alors là, pas d'accord ! il faut comprendre que les emplacements réservés sont des zones du PLU qui ne sont constructibles que pour certains programmes définis (futurs parcs, futurs logements sociaux, futurs équipements,...). Les supprimer revient tout simplement soit à permettre de mettre en vente rapidement et sans trop de formalité et concertation publics des biens publics ( pour renflouer les caisses d'une municipalité mal gérée, pour éviter la construction de logements sociaux dans un quartier privilégié par exemple, ...)), soit d'autoriser la promotion immobilière privée en remplacement des équipements généralement publics

    loi n° 2009-179 du 17 février 2009

    Décret n° 2009-722 du 18 juin 2009

    Quoi qu'il en soit ce décret et cette loi ne sont pas là pour indiquer les bonnes pratiques. c'est une petite amélioration pour les communes qui veulent gagner du temps. Le Grenelle de l'environnement aurait dû obliger les communes à modifier leur PLU pour supprimer tout les articles qui limitent la densité, qui interdisent les matériaux renouvelables et tous les systèmes de production d'énergies renouvelables.

    c'est encore un coup d'épée dans l'eau. On va continuer longtemps à jouer dans le sable ?


  • Carrefour vs Leclerc - 31-05-2009

    Régulièrement, il me faut des piqûres de rappel: je ne me sens pas bien dans les centres commerciaux mais je l'oublie.

    Alors j'y retourne périodiquement 3 à 4 fois par an, histoire de me fournir aussi en produits ne figurant au Monoprix où j'ai mes habitudes. Mais toujours le même constat: la saturation et l'accumulation des biens de consommation m'assomme, me fatigue, je n'achète donc rien d'autre que ce que je suis venu chercher. Mes 2 dernières piqûres de rappel ont eu lieu à « Beaulieu-rive gauche » et à Atlantis. J'y ai noté des différences fondamentales quant aux ambiances des 2 grandes surfaces, respectivement Carrefour et Leclerc.

    Chez Carrefour, ambiance blanche pour le sol, les rayonnages, les écriteaux suspendus et tout le plafond structure, toiture et équipement compris pour le coup en opposition avec le noir des allées de la galerie marchande récemment remise au goût du jour par P.Bouchain. La blancheur est très très légèrement réhaussée d'une typographie et de points couleur sable. Font exception à cette blancheur évidemment les produits en rayonnage, quelques tableaux carrés au dessus des rayonnages avec les logos de certaines marques et la répétition d'un autre carré rouge et jaune - j'ai oublié à quoi il sert - dans l'allée centrale. Tous les écriteaux suspendus sont alignés au cordeau.

    Chez Leclerc, la stratégie de mise en valeur des produits est tout autre (s'il s'agit d'une stratégie): c'est le bordel saturé avec une dominance de orange et de bleu Leclerc. Ca semble fouilli, peu pensé globalement mais par zones. Il y a une accumulation de matériau: carrelage, parquet collé, rayonnage en mauvais état, rayonnage en plaquage bois, des pancartes écrites à la main d'autres imprimées et enfin des décorations dignes d'un atelier d'école maternelle. C'est aussi probablement là que Leclerc fait des économies. Mais quelque part, ça semble incohérent et c'est, je le dis, très laid.

    Est-ce que le Carrefour du rond point des Chataîgniers à 2 pas des Dervallières, a les mêmes caractéristiques que Carrefour-Beaulieu ? Si c'est le cas, il est alors difficile de dire que tout ce travail d'image et d'ambiance s'adresse à une catégorie sociale en particulier: la classe moyenne nouvellement adepte du minimalisme des magazines de décoration.

    Est-ce que Leclerc-Atlantis veut refléter l'idée que ces dirigeants ont d'un intérieur « populaire »: un intérieur surchargé, ou s'agit-il d'un non-pensé prenant pour hypothèse que les classes populaires que Leclerc vise, se contentent voire apprécient ce bordel bricolé de Foirfouille ?

    Un point commun entre les 2 centres commerciaux et tous les autres: l'air y sent mauvais ( mais différemment): ce mélange d'air vicié par la foule et des odeurs des marchandises neuves avec ce point d'orgue nauséeux que sont les parfumeries.